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21.12.2007
Acte(s)là-Pourquoi ce nom ? (enfin lisible)
Acte(s) là !
Ou
d'où nous est venu ce nom ?
Cette injonction, Acte(s) là !, faisait partie des propositions élaborées en groupe lors d'un mini « brain storming » organisé pour trouver un nom à ce blog. D'autres propositions s'étaient faites remarquer : Un-Des-Sens, le C.R.I. (Comité de Réflexion et d'Information), etc. Pour la plupart, elles étaient déjà utilisées par d'autres associations ou pas assez parlantes pour rendre compte de notre démarche.
Acte(s) là ! Avait le mérite de ne pas être employé et de vraiment bien correspondre à notre état d'esprit :
Tout d'abord, d'un point de vue sémantique, cette expression correspond à un champ conceptuel qui est justement mis à mal dans un secteur social et médico-social qui nous concerne tous : j'évoque ici le champ de la clinique. En effet, si le mot Acte a déjà fait couler beaucoup d'encre théorique, c'est principalement lors des tentatives cliniques d' « explication » (d'appréhension) de l'agir humain.
D'ailleurs, si nous devions choisir une définition du mot Acte, nous pourrions choisir celle-ci : « L'acte est une prise de position. C'est ce qui permet au sujet de se transformer lui-même (...) le sujet s'affranchit des limites du cadre symbolique (...) mais c'est pour, d'une autre place en fonder un autre (...) l'acte accompli, il appartient au sujet d'en mesurer les effets, d'en retrouver les raisons, d'en rendre compte, d'en assumer les conséquences, de produire, après, le discours qui rend compte de la précipitation de l'avant » (Francis Ratier, Des actes qui parlent et ne veulent rien dire, dans Les carnets de FARE, La violence des enfants et des adolescents. Textes des soirées du jeudi, 2003-2004, p.80).
L'acte est une prise de position, un avis donné, un serment, un engagement de soi vers un changement du cadre symbolique qui nous envirronne. Il en coûte d'agir pour ses idées. Cet agir peut être un écrit, une expression, un « au-delà des beaux discours ». Nous concernant, puisqu'on l'a dit on le fait, et ça commence par ce Blog où nombre d'entre nous pourront agir à leur façon ; ça c'est dit par le petit (s) qu'on a mis après acte, c'est une place réservée au pluriel qui est la vôtre. Ainsi notre acte fera des petits qui grandiront ensemble pour devenir, qui sait, un seul et même grand acte qui fera parler de lui pour avoir changé notre cadre symbolique à tous.
Acte(s) là ! C'est une injonction : « stop, arrêtez-vous, réflechissez un peu ».
En effet, comme elle rappelle l'expression « Halte-là », elle invite, elle aussi, à l'arrêt, à la pause. Mais le mot acte remplaçant le mot halte , cette invitation à s'arrêter se double d'une invitation à agir. S'arrêter pour agir, s'arrêter avant d'agir... réflechir avant d'agir ! ...et donc de ne pas être qu'un simple exécutant.
Une invitation à l'arrêt et à la vraie prise de position qui ne peut être que de bon conseil dans ce tourbillon qui nous cerne tous : tourbillon de mesures prises dans tous les sens, de valeurs vidées de leur substance, de discussions stériles où personne ne s'engage, où les intermédiaires sont démultipliés pour tuer la parole au singulier, où les actes rapportés au niveau macro ne veulent plus rien dire, où les sujets ne sont plus entendus tant il importe qu'ils aillent vite rejoindre les petites cases d'une insertion dont ont a définis les critères pour eux....
Voilà brièvement, et entre autres choses, ce que peut évoquer l'expression Acte(s) là ! pour nous. Et pour vous, qu'évoque-t-elle ?
Loïc
Pour
Acte(s) là
17:40 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Clinique or not clinique (en lisible cette fois)
Nous ne nous destinons pas exercer la fonction de psychologue. Il y a pourtant, dans le vocabulaire des éducateurs spécialisés, beaucoup de termes empruntés à la psychologie. C’est le cas du mot « clinique ».
C’est un mot qui revient dans beaucoup de nos débats, notamment pour qualifier une certaine posture vis à vis du sujet, de l’usager, de la personne que l’on accompagne dans notre pratique.
Vu de loin, schématiquement, une posture « clinique » serait particulièrement respectueuse de ce sujet, attentive à son histoire singulière, et donc à opposer à une posture plus technique basée sur l’utilisation de réponses préétablies et prêtes à l’emploi en fonction de grandes catégories d’inadaptations.
Ainsi le terme « clinique » est souvent mis en avant par un certain nombre de nos confrères (et par moi- même je l’avoue) pour défendre une certaine ligne de conduite, que nous imaginons éthique, et qui nous sert à signifier notre refus d’une catégorisation excessive des troubles et des réponses à leur apporter.
Mais il me serait difficile de définir précisément ce terme, la « clinique ». Qu’est-ce que ça veut dire EXACTEMENT ? Pour éviter un emploi galvaudé, je vous propose ici une petite tentative de définition.
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Au départ, le terme « clinique » désignait la position du médecin vis à vis du malade : « Clinique se dit, en effet, à en croire tous les dictionnaires, de l’observation faite au lit de malade (…) cette situation, où le médecin est au lit du malade, armé de sa seule présence, et n’utilisant que ses organes sensoriels (…) Hippocrate était clinicien (…) il apprenait à des étudiants (…) l’art d’observer les symptômes, lesquels exprimaient à ses yeux les réactions d’une personnalité à une agression pathogène.1 »
Aristote, le fondateur de la logique, se distinguera déjà de l’enseignement d’ Hippocrate, en instaurant une pensée basée sur la « généralisation et (la) rationalisation ».
Bref, cette précision concernant la situation du médecin, permet aujourd’hui de distinguer le clinicien du médecin de laboratoire, qui travaille sur des échantillons, au microscope et qui n’est en tout cas pas au chevet du malade.
Concernant la psychologie on retrouvera au cours de son histoire théorique toute une répétition de confrontations entre psychologie clinique et psychologie expérimentale, psychologie clinique et thérapeutique, psychologie clinique et médicale, ou encore clinique et biologique, etc etc etc etc…
En France, la psychologie clinique prend officiellement effet lors d’une conférence présentée par Daniel Lagache en 1949. Les deux références majeures à être restés sont alors Pierre Janet et Jean Piaget.
Le premier (Pierre Janet), pour s’être distingué du monde de la médecine (un peu viré de la Salpêtrière à l’époque quand même –1910) et avoir défini la psychologie comme « science des conduites (avec) obligation d’étudier les « conduites supérieures », celle où se développent connaissance et créativité, implique une psychologie clinique qui n’est pas une psychologie médicale » . L’expression « psychologie clinique » elle-même ne venant sous la plume de Janetqu’au cours d’une petite note qui n’a pas, à l’époque (1896), été remarquée par Daniel Lagache and Co. Dommage car le courant aurait pu prendre appui sur ce considérable ouvrage de Janet (De l’angoisse à l’extase) pour d’ores et déjà rattraper son retard sur les élaborations Anglo-Saxonnes de l'époque.
Le second, Jean Piaget, « est généralement évoqué pour ses remarques (…) sur la « méthode clinique » ou « l’examen clinique », tel qu’il les formule au début de sa carrière, notamment dans La représentation du monde chez l’enfant (1926). »
Son penchant pour la psychanalyse lui permet de croire en une psychothérapie « clinique ». Il croit en un juste milieu entre « les tests, artificiels et faussement neutres, et « l’observation pure » » telle qu’on la trouve en Psychanalyse. Par exemple, Piaget défendra l’idée d’une prédominance affective dans les possibilités de l’enfant d’acquérir certaines capacités logico-mathématiques.
Au final, nous retiendrons donc comme proposition celle de D. Lagache, qui est celui qui a officiellement défini la psychologie clinique : « celle-ci devra proposer un mode d’approche de la personne plus global que celui de la psychologie expérimentale. Elle devra affirmer l’existence d’objets et de méthodes propres, face à la médecine et à la psychiatrie, dans l’approche des phénomènes pathologiques. Elle devra définir un champ de pratique et de recherche beaucoup plus élargi que celui de la psychanalyse.
D. Lagache définit la psychologie clinique comme une discipline fondée sur l’étude approfondie de cas individuels. Son objet est « l’étude de la conduite humaine individuelle et de ses conditions (hérédité, maturation, conditions physiologiques et pathologiques, histoire de la vie), en un mot, l’étude de la personnes totale « en situation ». Envisager la conduite dans sa perspective propre, relever aussi fidèlement que possible les manière d’être et de réagir d’un être humain concret et complet aux prises avec une situation, chercher à en établir le sens, la stucture et la génèse, déceler les conflits qui la motivent et les démarches qui tendent à résoudre ces conflits … ».2
Nous pouvons donc constater que nos a prioris initiaux n’étaient pas si loin des définitions officielles : l’approche clinique est animée par le désir d’appréhender ce qui concerne directement le sujet dans une situation, en faisant les liens entre conduites, histoire et contexte… il s’agit de réinstaurer du sens.
Il nous arrive bien souvent de vouloir agir sur les conséquences sans chercher de sens aux troubles manifestés : on rééduque, on biseaute les angles, on travaille les représentations, on normalise ! On compile des sommes de comportements « adaptés », et des piles de comportements « non-adaptés », « déviants », ..., et il nous arrive, parfois pris dans le quotidien de notre pratique, ou préssés par la commande sociale, de vouloir intervenir directement sur ces comportements qui, d'après nous, « clochent ». Problème d'insomnie, tiens un p'tit cachet... Problème d'agressivité ? Même réponse... ou alors conditionnement par la sanction... Problème scolaire ? « ah ben il est nul çui là dites donc, vite, cours de rattrapage »... Actes délictueux à répétition ? « Que voulez-vous, c'est de la mauvaise graine ! Peines planchers pour tous ! C'est ma tournée ! ».
Bien sûr je schématise...
Mais on comprend mieux cet intérêt de notre profession pour la clinique, pour cette considération de l’autre dans son entièreté, en se mettant à son chevet, avec souci de l'histoire de l'autre et goût pour la recherche de sens.
Je pense effectivement que cette considération peut faire office de ligne de conduite dans notre métier d’éducateur spécialisé car nous travaillons au côté de médecins, de psychiatres, ...de techniciens en tout genre, et même si nous ne sommes pas psychologues « cliniciens », c’est à partir d’une élaboration de notre posture « clinique » que nous pouvons permettre à l’autre de s’extraire d’une position d’ « objet » de la science des autres… pour devenir sujet.
Car notre exigence « clinique » nous aura permit de le considérer en tant que sujet ;
Un sujet est en vie, il met à mal nos classifications ! En fait, il nous permet de comprendre que un « SDF » ça n’existe pas, un « adolescent » ça n’existe pas, un « demandeur d’asile » ça n’existe pas, un « fou » ça n’existe pas, un « éducateur » ça n’existe pas.
Risquons nous nous aussi à notre rupture avec la pensée aristotélicienne et son réflexe nosographique et logique de classification (nous connaissons l’intérêt des marchands de santé et de paix sociale à classifier les troubles pour pouvoir tarifer les interventions correspondantes de façon plus aisée...) et intéressons-nous aux nombreux pourquoi(s) du comment.
Quitte à prendre les mêmes décisions, au moins, nous nous serons promenés dans la question.
Allez, une petite dernière pour la route :
Clinique (psychologie) : Branche de la psychologie qui se fixe comme but l’investigation en profondeur de la personnalité considérée comme une singularité.
Grand dictionnaire de la psychologie, Larousse, édition 1996.
Loïc Mansuéla
Pour
Acte(s) là
1 Claude-M. Prévost, La psychologie clinique, Presses Universitaires de France, Paris, 1988, 4ème édition corrigée, 1997, novembre.
2 A. Ciccone, et D. Lagache cité par A. Ciccone, dans L’observation clinique, Dunod, Paris, 1998, p10.
14:05 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2007
A bout de souffle
Alors comment expliquer, que dans ce contexte d’attaque franche du système de solidarité mis en place à l’après guerre, socle de la société française, et de son vivre ensemble, les mobilisations soient si diverses, et si peu convergentes et finalement si fragiles.
Il me semble que cet état de fait est de toute évidence multi factoriel, mais j’insisterai ici, pour les faits qui nous occupent, sur l’effritement et la confusion qui règne chez nos représentants syndicaux et politiques, et par voie de conséquence dans la masse laborieuse qui se « lève tôt ». En effet, depuis la fin des 80’ et le second choc pétrolier la France est officiellement entré en crise. Cela se manifestera notamment par l’apparition de 3 millions de chômeurs au début des 90’, ce qui est un effet non négligeable de la fragilisation des solidarités préexistantes. Particulièrement dans la transformation du rapport de force Salarié/patron.
Ce rapport de force devrait être contrebalancé par les syndicats, libre d’agir dans notre démocratie. Oui mais voilà, comme toute organisation, les syndicats veulent survivre, et les transformations socio-historiques de ces 20 dernières années (crise industriel, délocalisation, effondrement du PC, du bloc de l’est, mondialisation…) ont poussé ceux-ci a changé de cible, et donc de discours. Ainsi dans les orientations de la CGT, il est clairement affiché l’envie de reconvertir une base majoritairement prolétaire, en cadre de la fonction public et du privé. Il en résulte forcément une confusion entre une base empreinte de radicalité et une représentation nationale qui affiche clairement ses affinités politiques, et qui est sans arrêt dans le compromis, ou comme on pourrait nous l’expliquer « réaliste ».
De plus l’Europe a considérablement appauvri la fonction et le pouvoir d’agir de nos états nationaux, et donc de nos représentants politiques. Nous pourrions tout simplement résumer cet état de fait comme un transfert du pouvoir décisionnaire d’une instance national vers une instance supranationale. Le monde diplomatique titrait dans un de ses mensuels de l’année 2001 : « A quoi sert-il de voter après Barcelone 2001 ? », sommet européen qui entérinait toute les réformes misent en place depuis plus de 5 ans (retraites, privatisations…), signé par les dirigeant socialistes, et qui parcourent à ce jour tous les états européens (Cf. Plan 2010 en Allemagne). Il me semble que c’est ici, que l’on trouvera le plus d’échos aux ressentis qui fait suite à cette manifestation. De réformes « nécessaires », en « réajustements structurels », le discours politique et médiatique est empreint d’une fatalité, d’un désenchantement auquel la gauche est temporairement dans l’incapacité de donné du sens. Mais, surtout, elle peine a construire une alternative crédible au libéralisme. Entre flou, ou mollesse idéologique, la mobilisation d’aujourd’hui dans la confusion, et parfois dans le corporatisme de ses revendications, prend l’allure d’un baroud d’honneur, avant la grande débandade qui fait suite aux grandes défaites, où chacun, comme il le peut, essaye de sauver le peu qu’il lui reste.
Bruno
pour Acte(s) là !
20:55 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Impressions et témoignages après la manifestation
Comme prévu, nous étions présents à la manifestation du 20 novembre 2007 à Toulouse. Nos premières impressions ont été plutôt positives: nous ne nous attendions pas a une aussi forte mobilisation. Selon les chiffres avancés par la presse, nous étions 30000. Donc probablement plus nombreux!
Derrière un appel à la grève centré sur la défense du service public et du pouvoir d’achat, chacun avait son mot à dire. Des revendications bien précises : de la peur du démantèlement de l’AFPA à la reconnaissance des intermittents, en passant par les mouvements des féministes et bien d'autres encore. Tous réunis pour exprimer des craintes individuelles, sortes de luttes singulières marchant les unes à coté des autres, dans lesquelles on ressent la peur de perdre acquis des sociaux et le sens de leur travail.
En chemin, nous assistons au delà des défilés syndicaux aux premiers pas de quelques démarches individuelles. Peut-être qu'à défaut de trouver sa couleur, l'alternative revient au goût du jour. On a remarqué également une grande diversité tant au niveau des âges que des statuts sociaux .Lycéens, étudiants, retraités, chômeurs, policiers, intermittents, fonctionnaires: tous étaient présents.
Forts de nos impressions, nous entendons dans le cortège qu’une AG populaire aurait lieu à Arnaud Bernard (fin du cortège). AG à l’initiative des étudiants du Mirail qui appelaient à la convergence des luttes et invitaient tout un chacun : sans papiers, précaires, cheminots, étudiants, fonctionnaires... Au final, le constat est plus que décevant. La fédération attendue, se disloque au son de cloche des divers syndicats rameutant leurs troupeaux vers des endroits dispâchés aux quatre coins de Toulouse et inconnus pour certains manifestants. Arrière goût amer devant la place vide. Arrière goût amer partagé par les personnes rencontrées ici et là, coupées dans leur élan.
En les interrogeant, on trouve un discours oscillant entre satisfaction d’avoir vu une telle mobilisation et désillusion quant au sentiment d’unité, qui n’a finalement duré que le temps de la marche. Voici quelques bribes d’impressions populaires que nous souhaitions partager avec vous.
Pris en contradiction, de son propre aveu, entre son analyse de la situation et son statut, voilà ce que nous dit un étudiant en commerce: «C’est bien que tout le monde se regroupe, mais bémol par rapport aux divisions corporatistes. Mais dans l’ensemble, c est plutôt positif. »
Un retraité moniteur éducateur(60 ans): « De toutes les luttes car d’extrême gauche depuis toujours et espère-t-il jusqu’à la mort. Renverser ce capitalisme de merde ». Il en veut aux syndicats, qui comme la CGT en 1968, jouent le jeu du gouvernement ».
Des institutrices (3 entre 25 et 30 ans): « nous sommes présentes car le budget de l'éducation nationale à encore été taillé. D'où des postes en moins et une mise à mal du service public…En plus, on arnaque les citoyens en montrant les fonctionnaires comme des privilégiés, alors que c’est aussi les gens du privé qui « profitent » de ces services. D’où, aujourd'hui, un appel au privé, histoire que tout soit mis à plat par rapport aux statuts des uns et des autres mais aussi quant au sens que l’on veut donner au service public (franchise médicale, privatisation de l’éducation nationale).Dommage que les gens entrent dans le jeu du gouvernement, où chacun défend son p’tit clocher ».
Une conseillère d'orientation pour les classes du collège : «je suis venu parce qu'il y'a eu un appel à la grève par la profession. Et puis surtout parce qu'il y'a un projet en débat selon lequel on rapprocherait les conseillères d'orientation des pôles tels que l'ANPE ou les missions locales afin d'orienter les élèves vers des professions où il y'a de la place, vers des postes à pourvoir que ces institutions nous enverraient...alors que notre mission est de conseiller et d'orienter les élèves en fonction de leur désir professionnel ».
Et pour finir, un témoignage surprenant. Celui d'un policier des renseignements généraux (55ans).Malgré son devoir de réserve, il me décrit en bref sa fonction et me dit ce qu il pense de la manifestation. « Les gens défendent leurs acquis et le gouvernement fait des réformes à l'aveugle…Notre rôle est de prendre la température et envoyer nos ressentis de la situation au ministère de l intérieur pour réajuster la politique gouvernementale, afin de garantir la paix sociale ( et donc céder sur certains points)». Le problème, pour lui, c'est que les syndicats font grève pour un oui ou pour un non, ce qui les discréditent aux yeux de l’opinion quant aux enjeux principaux tels que l'ouverture à la concurrence d’EDF et GDF. « Si une chose est éternelle, c' est la bêtise humaine». Il donnera pour exemple la détention provisoire (contre laquelle il est ), alors que des TIG seraient plus productifs. Tout comme la camisole chimique en hôpital psychiatrique ou encore l'armée qui est utilisée pour rendre les gens comme on veut qu ils soient, c'est à dire manipulables. En conclusion, il parlera du rôle du gouvernement et des syndicats qui selon lui jouent le jeu des divisons, les uns pour mieux régner et les autres pour défendre des intérêts particuliers (ex quand un même syndicat entre en conflit interne pour obtenir un seul et même gâteau, c est paradoxal).
Cécile, Sophie et Vincent
pour Acte(s) là !
20:55 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2007
réunion inter-écoles 13 décembre 2007 à 18h
FACE AUX CHANGEMENTS POLITIQUES ACTUELS,
REFLECHISSONS ENSEMBLES !
Depuis la « disparition » du COTETS, nous ressentons le besoin de réouvrir un espace de réflexion autour des réformes internes à la formation des travailleurs sociaux, ainsi que celles concernant les politiques actuelles.
Quelles alternatives construire face aux enjeux environnementaux, culturels et politiques qui conditionnent nos vies, nos pratiques et nos formations ?
Réunion inter-écoles
Le 13 décembre2007
à 18h dans les locaux de La Chapelle, 36 Rue Casanova
(métro Compans Caffarelli)
Venez nombreux afin d’être représentés dans la participation aux débats actuels !
Les échanges seront suivis d’un apéritif convivial et solidaire…N’hésitez pas à amener de quoi boire et grignoter !
Acte(s) là!
09:35 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


